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Qu’est-ce que le closing et comment améliorer vos ventes efficacement

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Sommaire

Qu’est-ce que le closing en vente ? Techniques, erreurs à éviter et feuille de route

Le closing, c’est tout simplement l’instant où un prospect bascule officiellement du côté des clients et signe. Ni plus, ni moins. Si vous ne maîtrisez pas ce moment, vous laissez de l’argent sur la table, même avec un flux régulier de leads entrants.

En bref

  • Le closing est l’étape finale d’un cycle de vente : faire passer un “intéressé” à “client” par une décision assumée.
  • Les meilleurs closers ne “forcent” pas la vente : ils orchestrent un processus qui rassure, clarifie et fait apparaître la décision comme évidente.
  • 4 leviers structurants : qualification amont, gestion des objections, mise en avant de la valeur, et prise de décision encadrée dans le temps.
  • On peut en faire un véritable métier, salarié ou indépendant, avec une progression de rémunération directement liée aux performances.

1. Le closing, ce n’est pas “forcer la main” : définition et rôle réel

Ayant accompagné pas mal d’équipes commerciales et de freelances en B2B, je me rends compte que le mot “closing” fait encore peur. On l’associe spontanément à la pression, aux techniques agressives, aux scripts un peu douteux. Bien au contraire.

Dans la pratique, le closing désigne la phase de décision : vous avez déjà qualifié le besoin, présenté votre solution, répondu aux premières questions. Reste un dernier pont à traverser : “Est-ce qu’on y va, oui ou non, maintenant ou plus tard ?”. C’est précisément ce pont que le closer va structurer.

On pourrait résumer ainsi :

Closing = organiser le moment de la décision, de façon claire, confortable et engageante pour le prospect.

L’enjeu est conséquent, parce que :

  • toutes les actions amont (marketing, prospection, démos) n’ont de sens que si la décision finale suit ;
  • c’est souvent dans les 10 dernières minutes d’un échange que se jouent plusieurs milliers d’euros de chiffre d’affaires ;
  • un bon closing augmente mécaniquement le ROI de tout votre dispositif commercial.

J’en parlais un peu plus tôt, mais la plupart des équipes avec lesquelles j’ai travaillé n’avaient pas “perdu” leurs deals sur la qualité du produit. Elles les perdaient sur la façon de guider la décision : pas de prochaine étape claire, pas de reformulation de la valeur, pas de deadline définie. Pas de secret ici malheureusement : sans cadre, le prospect procrastine.

2. B2B vs B2C : le closing change de visage selon le contexte

On ne close pas un abonnement SaaS en B2B comme une offre de coaching B2C. Les mécaniques psychologiques sont les mêmes (confiance, risque perçu, valeur), mais la mise en scène diffère.

2.1. Closing en B2B

En B2B, les cycles de vente sont souvent plus longs et plus politiques. Vous ne vendez pas qu’à une personne, mais à une constellation d’acteurs : utilisateur final, manager, direction financière, parfois même juridique.

Le closing va donc souvent se jouer sur :

  • la capacité à impliquer tous les décideurs dans la boucle avant la réunion de décision ;
  • une projection chiffrée claire : ROI, économies, gains de productivité ;
  • des freins liés au risque : continuité du service, support, réversibilité.

Concrètement, sur un appel de closing B2B, votre script tourne autour de :

“Voilà ce qu’on s’est dit, voilà comment votre situation va évoluer concrètement si on lance le projet maintenant, voilà le plan de déploiement, voilà qui fait quoi et quand.”

Votre objectif : rendre la non-décision plus inconfortable que la décision. Vous structurez un futur précis, plutôt qu’un vague “on verra”.

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2.2. Closing en B2C

En B2C (coaching, formation, services à la personne…), la dynamique est souvent plus émotionnelle et rapide. Vous vous adressez à une seule personne, avec ses aspirations et ses peurs très personnelles : manque de temps, peur d’échouer, crainte de se tromper d’offre.

Le closing va davantage jouer sur :

  • la clarification du bénéfice concret pour la personne : “qu’est-ce qui aura changé pour vous dans 3 mois ?” ;
  • la gestion des peurs (argent, légitimité, regard des autres) ;
  • un cadre temporel précis : place limitée, bonus qui disparaît, démarrage de la promotion.

Autant vous dire que vous avez de quoi faire pour adapter votre discours. Mais la mécanique de fond reste la même : rendre explicite la valeur, clarifier où mène la décision, et ne pas laisser l’échange se dissoudre dans un “je vous tiens au courant”.

3. Techniques de closing qui fonctionnent vraiment (sans manipuler)

Passons maintenant à la boîte à outils. Je vais me concentrer sur des techniques que j’ai vues fonctionner, aussi bien en agence qu’avec des infopreneurs ou des éditeurs SaaS. Libre à vous par la suite de les adapter à votre contexte.

3.1. La reformulation de décision

Première technique, d’une simplicité désarmante : reformuler le problème et la solution avant de parler d’argent ou de signature.

Structure type :

“Si je résume : aujourd’hui, vous êtes dans telle situation (douleur, blocage, coût). Ce que vous voulez, c’est arriver à telle situation (objectif clair). Le plan que je vous propose, c’est X, Y, Z sur les 3 prochains mois. Est-ce que ce résumé est fidèle à ce qu’on a vu ensemble ?”

Ce petit check crée trois effets :

1) vous validez que tout le monde parle bien de la même chose, 2) le prospect se projette dans une histoire cohérente, 3) dire “oui, c’est bien ça” prépare naturellement le “oui” final.

3.2. Le cadrage du “prochain pas”

Une erreur que je vois systématiquement : on termine une super conversation par “revenez vers moi si vous avez des questions”. Dans 80 % des cas, ça se traduit par un silence radio.

La technique inverse consiste à définir explicitement la prochaine étape :

“Voici ce que je vous propose : si on avance ensemble, la première étape sera A, puis B. Pour officialiser ça, il nous faut X (devis signé, bon de commande, acompte). Est-ce que vous préférez qu’on finalise ça maintenant ou que l’on bloque un créneau demain à 10h pour la signature ?”

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Vous ne demandez pas “voulez-vous acheter ?”, vous demandez “quand et comment validez-vous ?”. Ce léger déplacement change drastiquement la dynamique.

3.3. Le sentiment d’urgence… authentique

Je parle bien d’urgence réelle, pas de compte à rebours artificiel qui décrédibilise tout le process. Vos leviers légitimes, selon les contextes, peuvent être :

– une date de démarrage projet (onboarding par vagues) ;
– une augmentation de tarif programmée ;
– un bonus limité dans le temps (accompagnement individuel, audit offert, etc.).

Ce qui compte, c’est de relier l’urgence à la situation du prospect : “Si on ne lance pas avant telle date, vous perdez un trimestre sur l’objectif X”, plutôt que “mon offre se termine ce soir à minuit”.

3.4. Le closing par alternatives

Au lieu de poser une question binaire “oui/non”, vous proposez un choix entre deux options d’engagement :

“Au vu de ce qu’on a vu, deux formats me semblent adaptés : la formule Standard, qui couvre A et B, et la formule Premium, où on ajoute C et D. Laquelle vous semble la plus pertinente pour atteindre votre objectif dans les 3 prochains mois ?”

Psychologiquement, on invite la personne à se positionner sur comment elle va avancer, plutôt que sur “est-ce qu’elle avance”.

3.5. La preuve et la projection (démos, témoignages, cas concrets)

Rien ne rassure plus qu’un avant / après tangible. Ici, vous avez plusieurs cartouches :

– démonstration en direct centrée sur le cas du prospect plutôt que sur une visite guidée générique ;
– témoignage d’un client avec un profil comparable (même secteur, même taille, même problématique) ;
– chiffres clés : temps gagné, augmentation de MRR, baisse du churn, etc.

Pendant l’appel de closing, l’angle n’est pas “Regardez comme notre solution est incroyable”, mais “Regardez comment des gens dans votre situation ont résolu exactement le même problème grâce à tel parcours”.

4. Les erreurs de closing qui coûtent le plus cher (et comment les corriger)

Passons maintenant au côté moins glamour, mais extrêmement instructif : les erreurs que je retrouve en auditant les appels de closing de mes clients. Là encore, pas de jugement, j’y suis passé moi-même quand j’ai commencé à vendre des prestations SEO il y a 12 ans.

4.1. Parler plus que le prospect

Le classique : le commercial déroule, argumente, empile les fonctionnalités… et ne laisse quasiment pas d’espace à la personne en face. Résultat : les vraies objections ne sortent jamais, la décision ne se construit pas.

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Correctif simple : visez un ratio où le prospect parle au moins autant que vous, voire davantage. Posez des questions ouvertes en fin de bloc : “Qu’est-ce qui vous parle le plus dans ce qu’on vient de voir ?”, “Qu’est-ce qui vous manque encore pour être à l’aise avec la décision ?”.

4.2. Ne pas aborder frontalement l’investissement

Beaucoup de vendeurs repoussent le moment des prix comme si c’était une menace. Du coup, le sujet arrive au dernier moment, dans la précipitation, sans lien clair avec la valeur perçue.

Je vous encourage à ancrer le prix dans la valeur : d’abord les gains attendus (temps, chiffre, confort, image), ensuite l’investissement, puis la comparaison implicite : “Par rapport à [coût actuel du problème ou d’autres solutions], comment vous situez-vous ?”.

4.3. Sortir de l’appel sans décision ni prochaine étape

C’est le fameux “on se recontacte”. Dans la majorité des cas, ce flou débouche sur un statut “en réflexion” qui traîne des semaines, voire des mois.

Pour casser ce schéma, imposez-vous une règle claire : chaque échange de closing doit se terminer par une décision (oui / non) ou par un rendez-vous calé pour la décision, avec date et heure. Pas de “je vous envoie ça par mail et on voit”.

4.4. Confondre objection et refus

Une objection, c’est un signal d’intérêt : la personne se projette suffisamment pour mettre sur la table ce qui la retient. Un refus, c’est “non, ça ne m’intéresse pas du tout”. Les traiter de la même façon conduit à abandonner trop vite.

Face à une objection, votre réflexe devrait être :

1) accueillir (“Merci, c’est important que vous le disiez”), 2) clarifier (“Quand vous dites X, vous pensez plutôt à… ?”), 3) répondre, puis 4) vérifier : “Est-ce que ça répond à votre point ?”.

5. Le métier de closer : rôle, rémunération, perspectives

Depuis quelques années, on voit apparaître une vraie spécialisation : le closer à plein temps. Ce n’est plus juste une casquette de “commercial polyvalent”, mais un poste dédié à la phase finale du cycle de vente.

5.1. Que fait un closer au quotidien ?

Son cœur de mission : transformer des opportunités qualifiées (leads chauds, personnes qui ont déjà manifesté un intérêt fort) en clients payants, via des appels ou des visios structurés.

Typiquement, il :

– reçoit des leads préqualifiés (webinars, formulaires, campagnes),
– mène des entretiens de découverte rapide pour valider le fit,
– conduit l’appel de closing principal (présentation, gestion des objections, accord),
– suit les prospects en phase de décision (relances structurées),
– remonte des feedbacks qualitatifs au marketing et au produit.

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Il agit donc comme l’aiguillage final entre l’effort marketing et le revenu réel.

5.2. Rémunérations typiques

Les chiffres varient forcément selon le secteur, le pays et le niveau d’expérience, mais on retrouve quelques ordres de grandeur fréquents :

StatutNiveauRémunération observéeStructure habituelle
SalariéJunior à confirméEnviron 35 000 à 55 000 € / anFixe + variable sur les ventes signées
IndépendantConfirméEnviron 3 000 à 10 000 € / moisRémunération à la commission, parfois avec minimum garanti
Top performerSenior, très bon “fit” marché / offreAutour de 5 000 € / mois et plusCommissions élevées, bonus sur objectifs et primes

 

Je le vois chez plusieurs clients : dès que vous avez une offre scalable (formation, abonnement, accompagnement), un excellent closer peut transformer radicalement votre courbe de revenus. C’est là que le métier devient véritablement un levier stratégique.

6. Comment devenir closer : une feuille de route concrète pour débuter

Si vous lisez encore ces lignes, il y a de fortes chances que vous envisagiez sérieusement de monter en compétence sur le closing, voire d’en faire votre métier. Je vous propose un chemin réaliste, que j’ai vu fonctionner pour des commerciaux débutants comme pour des freelances en transition.

6.1. Étape 1 : comprendre profondément le cycle de vente

Avant de vous spécialiser, vous devez maîtriser l’ensemble du parcours : prospection, qualification, démonstration, proposition, closing, onboarding. Sans cette vision holistique, vous risquez de traiter le closing comme une séquence isolée, alors qu’il dépend fortement de ce qui précède.

Concrètement : décortiquez vos propres process ou ceux de votre entreprise. Où arrivent les leads ? Comment sont-ils qualifiés ? Qui présente l’offre ? Comment les devis sont-ils envoyés ? Listez les points de friction observés.

6.2. Étape 2 : vous former sérieusement à la vente conversationnelle

Le closing moderne repose moins sur le “pitch parfait” que sur la qualité de la conversation. Votre objectif est d’apprendre à :

– poser des questions ouvertes puissantes ;
– reformuler, recadrer, synthétiser ;
– détecter les signaux faibles (hésitations, incohérences, contradictions) ;
– garder la main sur la structure de l’échange sans rigidité.

Je vous recommande de suivre une vraie formation structurée (présentielle ou en ligne) centrée sur ces compétences, plutôt que de vous contenter de quelques vidéos éparses. C’est ce qui fait la différence entre des connaissances théoriques et une pratique solide.

6.3. Étape 3 : pratiquer intensivement, même sur de “petites” ventes

Un biais courant : attendre de vendre des offres à 5 000 € pour “se mettre au closing”. Mauvaise idée. Commencez avec ce que vous avez : prestations, formations, services plus modestes. L’important, c’est le volume d’appels et la capacité à analyser vos interactions.

Mon conseil pratique :

– enregistrez (de façon légale et transparente) vos appels ;
– réécoutez-en au moins 1 ou 2 par semaine ;
– notez à quel moment l’énergie retombe, où vous auriez pu poser une question différente, où vous esquivez une objection ;
– faites-vous coacher ou débriefer par quelqu’un de plus expérimenté si possible.

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Ce travail peut sembler fastidieux, mais il est particulièrement rentable. C’est exactement ce qui a fait monter en gamme plusieurs commerciaux que j’ai accompagnés : la boucle pratique → analyse → ajustement.

6.4. Étape 4 : développer vos soft skills et votre éthique

On parle rarement de ce point, alors qu’il conditionne votre longévité dans le métier. Un bon closer ne se contente pas de “faire signer”. Il protège la relation commerciale et l’image de la marque.

Concrètement, cela implique :

– dire non aux prospects qui ne sont pas un bon fit, même si le deal semble tentant à court terme ;
– refuser les techniques de manipulation (fausses urgences, mensonges sur les résultats) ;
– assumer que votre responsabilité ne s’arrête pas à la signature : vous vendez une promesse qui doit être tenable.

Sur le long terme, ce positionnement éthique vous protégera, vous apportera des recommandations et fera de vous un partenaire recherché, pas juste un “tueur de deals”.

6.5. Étape 5 : vous positionner sur le marché

Une fois les premières compétences acquises, il va falloir vous rendre visible :

– soignez votre profil (LinkedIn, portfolio, site perso) avec des cas concrets : taux de transformation, types d’offres vendues, tailles de panier ;
– choisissez 1 ou 2 verticales (ex : infopreneurs, SaaS, agences marketing) plutôt que “tout le monde” ;
– cherchez des missions où les leads sont déjà générés et où le besoin de closing est identifié.

C’est là que le métier prend une dimension très intéressante : vous devenez un accélérateur de cash pour des structures qui ont déjà de la demande, mais qui convertissent mal. Et dans ce contexte, votre pouvoir de négociation sur la rémunération est bien plus confortable.

7. Dernier mot : faites du closing un levier, pas une source de stress

Nous arrivons maintenant au terme de cette feuille de route. Si je devais résumer la philosophie à garder en tête, ce serait la suivante : le closing n’est pas un moment de tension où vous devez “arracher” une signature, mais un processus structuré où vous aidez une personne ou une organisation à trancher en conscience.

En travaillant votre closing de manière réfléchie et exhaustive, vous :

– augmentez votre taux de conversion sans forcément générer plus de leads ;
– sécurisez vos prévisions de chiffre d’affaires ;
– gagnez en sérénité lors des appels : vous savez quoi faire, dans quel ordre, et comment réagir.

Félicitations si vous êtes allé jusque-là. À vous maintenant d’appliquer ces principes dans vos prochains échanges, de tester, d’ajuster et de construire, petit à petit, votre propre style de closer. A très bientôt !

Julien Marchand

Rédacteur en chef...

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