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Avis Natixis : 10 retours clients pour décider d’investir

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Natixis logo banking finance review - photo par Tima Miroshnichenko
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Si vous cherchez des avis sur Natixis pour décider où placer votre épargne (PEE, PERCO, PER) ou pour débloquer un dossier, mon retour est nuancé mais actionnable : l’intérêt dépend surtout de votre capacité à capter l’abondement et à choisir des supports aux frais cohérents. Le reste se joue sur deux zones de risque récurrentes dans les retours clients : la qualité du traitement administratif (délais, prélèvements contestés) et, côté gestion d’actifs, l’historique de sanctions AMF qu’il faut savoir lire et vérifier.

En bref

  • Si vous êtes salarié : priorisez le PEE pour profiter de l’abondement (jusqu’à 300 % selon entreprise), puis arbitrez en regardant d’abord les frais et la performance sur 5 ans, pas seulement une bonne année.
  • Les avis clients sont mitigés : certains parlent d’un déblocage en 5 jours et d’une interface fluide, d’autres évoquent des délais de plusieurs semaines à plusieurs mois, voire 6 mois sur succession, et des montants contestés (ex : retenue 400 €, versement final 52 €).
  • Point sensible à vérifier : des décisions AMF rapportent des amendes (35 M€ et 2 M€) liées notamment à l’information et à des prélèvements, avec un focus sur la cession temporaire de titres.
  • Si vous êtes en litige : passez vite à l’écrit, exigez l’historique des opérations, puis escaladez (médiateur interne si >2 semaines, puis médiateur bancaire et AMF si nécessaire).

Avant de lire les avis : distinguez Natixis (groupe) et l’entité qui vous concerne

La première source de confusion, je la vois tout le temps en agence quand on audite des parcours d’épargne salariale : on parle de « Natixis », mais on ne parle pas toujours de la même chose. Et bien, c’est pourtant indispensable si vous voulez un diagnostic clair, parce que les sujets et responsabilités diffèrent selon l’entité.

Dans les cas qui reviennent le plus souvent chez les particuliers et salariés :

Natixis Interépargne est la plate-forme associée à l’épargne salariale (PEE, PERCO) : c’est là que vous allez juger l’espace client, les délais de déblocage, la gestion d’un changement de RIB, ou la fluidité du support. De l’autre côté, Natixis Asset Management et Natixis Investment Managers InternationalNatixis Wealth Management s’adresse à des profils patrimoniaux avec des tickets d’entrée élevés (mention d’environ 1 million d’euros sur certaines offres).

Gardez aussi en tête deux repères de contexte, sans vous perdre dans l’histoire : Natixis est créée en 2006, issue d’une fusion impliquant Natexis Banques Populaires (1996) et IXIS (1999), et appartient au groupe BPCE. Le groupe est présent dans 38 pays. Utile, mais ce n’est pas ça qui répond à votre question « est-ce fiable pour mon PEE ? ». Votre décision se joue surtout sur frais, performances, et capacité opérationnelle à traiter vos demandes.

Avis clients et expérience de service : tendances qui reviennent, et comment les interpréter

Les retours d’expérience remontent un tableau contrasté. On trouve des indicateurs de réactivité publiés sur une plate-forme d’avis en ligne (par exemple : réponse à 70 % des avis négatifs, délai moyen de réponse de 2 semaines, avec une mention de 113 avis). Je vous conseille de les considérer comme un thermomètre, pas comme une preuve absolue : ces chiffres évoluent et doivent être recoupés directement sur la page actuelle du service concerné.

Ce qui est utile pour vous, c’est la typologie des problèmes, parce qu’elle vous dit quoi surveiller dès maintenant :

a computer screen with a lot of data on it

 

  • Délais et accessibilité : attente téléphonique annoncée à 10 minutes mais vécue à 30 minutes, voire une demi-heure. Côté traitement, des personnes évoquent 7 jours, d’autres 2 mois, et en succession jusqu’à 6 mois.
  • Écarts de solde et prélèvements contestés : cas où un PEE est vu comme « tombé à 0 » après prélèvements, ou succession avec une retenue signalée de 400 € et un versement final de 52 €.
  • Expérience positive possible : à l’inverse, certains mentionnent un déblocage en 5 jours et une interface fluide, ce qui rappelle une réalité simple : l’expérience dépend du dossier, des pièces, et de l’exécution administrative.

Ma règle de lecture est pragmatique. Un avis « je n’arrive pas à débloquer mon PEE » ne vaut pas grand-chose si on ne sait pas si le blocage vient d’un justificatif incomplet, d’un changement de RIB, d’une succession, ou d’un sujet de fraude externe. Et bien, vous pouvez faire mieux que de « croire » un avis : vous pouvez le qualifier.

Checklist mentale en 30 secondes : l’avis est-il récent ? parle-t-il de Natixis Interépargne ou d’une autre entité ? décrit-il un délai mesuré (5 jours, 2 mois, 6 mois) ou juste une impression ? y a-t-il une référence de dossier, une chronologie, un élément vérifiable ? Enfin, regardez la réponse de l’entreprise (quand elle existe) : répondre à 70 % des avis négatifs peut indiquer un service client actif, sans garantir que la résolution suit.

PEE, PERCO, PER : là où Natixis peut être intéressant, et là où vous devez être exigeant

Pour un salarié, le « game changer » est rarement le nom du gestionnaire. C’est l’abondement. Si votre entreprise propose jusqu’à 300 % d’abondement, vous avez un levier que vous ne retrouverez pas dans une enveloppe classique. Pas de secret ici malheureusement : refuser cet abondement, c’est souvent laisser de l’argent sur la table.

Mais capter l’abondement ne veut pas dire investir les yeux fermés. Votre marge de manœuvre, c’est le choix des supports et la discipline sur les frais. Des utilisateurs signalent aussi l’absence d’ETF dans certaines offres PEE, ce qui peut limiter la diversification et la maîtrise des coûts selon votre stratégie.

Pour vous donner un socle solide de comparaison, voici un extrait de fonds cités avec leurs indicateurs (SRI, performance, frais) tels qu’ils sont rapportés et à recouper sur les fiches officielles :

Fonds (exemples cités)SRIPerformance citéeFrais citésPoint d’attention
CAP ISR Monétaire1/76,95 %0,28 %Frais bas, à recouper sur la période exacte
CAP ISR Oblig Euro3/7-10,47 %1,26 %Illustration d’un choc négatif possible
CAP ISR Mixte Solidaire3/79,97 %1,65 %Frais plus élevés, regardez l’horizon
CAP ISR Rendement3/72,62 %1,33 %Rapport rendement-frais à analyser
CAP ISR Croissance4/719,08 %1,91 %Frais élevés, comparez au gain net
CAP ISR Actions Europe4/731,06 %1,91 %Bonne perf citée, mais frais à intégrer
Dorval Global Convictions3/725,12 %1,04 %Frais plus contenus, à recouper

 

Deux conseils simples, mais efficaces :

a light bulb hanging from a wire against a blue sky

 

1) Comparez le net probable, pas le brut. Une performance citée à 31,06 % avec 1,91 % de frais annuels, ce n’est pas la même histoire qu’avec 0,28 %. 2) Ne vous focalisez pas sur une seule année. Le plan de lecture proposé insiste sur la performance à 5 ans, justement pour éviter l’effet « une année exceptionnelle ».

Sur la retraite, des fonds « Avenir Retraite » sont mentionnés avec des horizons cibles 2045-2049, 2050-2054, 2055-2059 et 2060-2064. Si vous êtes sur un PER, l’idée est de comprendre l’horizon, puis de vérifier les frais et la cohérence du profil de risque via le SRI (on voit des notations de 1/7 à 4/7 dans les exemples fournis).

Frais, prélèvements et « mauvaises surprises » : une méthode simple pour estimer l’impact

Dans les avis, deux irritants reviennent : les frais (souvent mal compris car diffus) et les prélèvements vécus comme inattendus. On parle de frais annuels allant de 0,28 % à 1,91 % dans les fonds cités, de frais typiques autour de 1,27-1,28 % selon certains retours, et même d’un frais fixe mentionné à 30 €/an. Ajoutez à cela des cas rapportés de retenue de 400 € ou de solde vu à 0 après prélèvements : vous avez tout intérêt à « mettre les chiffres sur la table ».

La méthodologie de base, vous pouvez la reproduire dans un tableur sans vous prendre la tête : rendement net = performance brute moins frais annuels, puis capitalisation annuelle, en ajoutant vos versements et votre abondement. Dans le plan proposé, on recommande une formule du type : valeur future annuelle = (valeur précédente × (1 + perf_brute – frais_annuels)) + versement + abondement. Libre à vous d’y ajouter un prélèvement exceptionnel (par exemple -400 €) pour tester un scénario « dossier qui dérape ».

J’ai déjà vu des salariés se rassurer parce qu’ils voyaient une performance flatteuse sur un support, sans intégrer qu’un écart de frais de 1 point par an peut faire une vraie différence sur 5 à 10 ans. Je ne vous donne pas une vérité universelle, je vous donne une feuille de route : prenez deux supports, appliquez la même hypothèse de performance, changez seulement les frais (0,28 % versus 1,91 %), et regardez l’écart au bout de 5 ans. C’est souvent très parlant.

Sanctions AMF et cession temporaire de titres : ce que ça change pour vous, concrètement

Il est établi que les décisions de régulateurs doivent faire partie de votre due diligence, surtout quand il s’agit de gestion d’actifs. Ici, des sanctions AMF sont rapportées avec deux montants : une amende de 35 millions d’euros (décision de juillet 2017, mentionnée comme liée à une information inexacte et des prélèvements) et une amende de 2 millions d’euros (décision de septembre, année à vérifier, mentionnant des manquements d’honnêteté ou de loyauté et une non-information sur des rémunérations). Le point important n’est pas de commenter, mais de vérifier le périmètre exact dans les documents AMF.

A pile of money sitting next to a calculator

 

Le sujet technique au cœur de la controverse, c’est la cession temporaire de titres (souvent appelée securities lending). Le principe, simplifié : un fonds prête temporairement des titres pour générer des revenus, et une partie doit revenir aux porteurs. Des chiffres sont cités : 30 M€ de revenus en 2011 sur 71 fonds, 4,5 M€ perçus par les fonds, et plus de 16 M€ récupérés par la société de gestion selon ce qui est rapporté. Si votre fonds est concerné, l’impact possible se joue sur la performance nette et la transparence de la répartition.

Ce que vous pouvez faire, sans attendre et sans jargon : identifiez si votre fonds fait partie des fonds visés (via la décision AMF et la documentation du fonds), puis demandez par écrit le détail des revenus de cession temporaire de titres et le mode de calcul. Si la réponse ne tient pas debout, escaladez vers la médiation et l’AMF. C’est administratif, oui. Mais c’est votre argent, et vous avez le droit de comprendre.

Dossier bloqué (déblocage, succession, RIB) : procédure opérationnelle pour sortir du flou

Quand un dossier se bloque, ce n’est pas le moment de multiplier les appels. C’est le moment de structurer. Je vous propose un parcours simple, aligné avec les délais qui remontent des retours clients (5-7 jours dans le meilleur des cas, souvent 2 semaines à 2 mois, et jusqu’à 6 mois pour certaines successions).

Étape 1 : faites un inventaire des pièces selon votre cas. Pour une succession, on retrouve typiquement acte de décès, livret de famille, certificat d’hérédité ou attestation notariale, RIB du bénéficiaire, copie de pièce d’identité. Pour un changement de RIB : pièce d’identité, nouveau RIB, déclaration signée. Pour un déblocage anticipé : motif et justificatifs (mariage, achat résidence principale, graves difficultés, avec les documents correspondants). Ensuite, envoyez une demande écrite avec référence de dossier et demande d’accusé de réception sous 48-72 heures.

Étape 2 : si vous n’avez rien de concret après 2 semaines, passez à l’escalade. Médiateur interne d’abord. Puis, si le silence dure ou si le préjudice est réel, médiateur bancaire et AMF. Pour les montants, une logique simple est proposée : en dessous d’environ 2 000 €, privilégiez médiation et associations. Au-delà, surtout sur des cas cités à 10 284 €, 28 450 € ou 31 572 €, envisagez un conseil juridique. Pas pour « menacer », mais pour cadrer.

Petite anecdote terrain : dans les situations de succession, j’ai vu des dossiers avancer uniquement quand le client envoyait une chronologie claire (dates, pièces jointes, relances), puis une lettre recommandée avec accusé de réception. Ça ne rend pas le traitement instantané, mais ça réduit drastiquement l’ambiguïté et ça oblige une réponse exploitable.

person holding mail envelope putting on box

 

Fraudes évoquées dans certains récits : reconnaître le schéma, éviter la double peine

Dernier point, et il mérite votre attention parce qu’il joue sur l’émotion : des récits évoquent des fraudes via des plates-formes tierces se présentant comme régulées, puis demandant des « frais obligatoires » pour débloquer les fonds. Des montants de 28 450 € et 27 400 € sont cités comme frais demandés. Le signal d’alerte, c’est précisément cette logique de paiement additionnel présenté comme incontournable, avec une pression au virement.

Des remboursements sont également attribués à un organisme cité (ZMBACQ), avec des montants comme 138 220 €, 131 287 €, 32 209 € ou 249 000 £. Je vous le dis très directement : ces éléments doivent être recoupés. Vérifiez le statut de l’organisme, demandez des preuves de dossier (décision, justificatif de virement), et méfiez-vous des récits marqués « histoire fictive ». Si vous avez un doute, conservez toutes les traces (captures, virements, messages) et signalez au commissariat et à l’AMF.

Ce que je vous recommande de faire, dès maintenant

Si votre question est « dois-je confier mon épargne à Natixis via mon entreprise ? », ma grille est simple : captez l’abondement si vous l’avez, puis pilotez vos choix de fonds avec une obsession saine pour les frais et la performance sur plusieurs années, pas sur un coup d’éclat. Si votre question est « j’ai un souci », ne restez pas au téléphone : documentez, demandez l’historique des opérations, et escaladez vite quand les délais dépassent 2 semaines.

Libre à vous ensuite de vous équiper d’un petit simulateur maison (tableur) pour comparer 0,28 % de frais versus 1,91 %, en intégrant un scénario de prélèvement exceptionnel (par exemple -400 €) ou un choc de performance (-10,47 % sur un support obligataire cité). Vous n’aurez pas une prédiction parfaite. Vous aurez mieux : un cadre de décision rationnel, et une capacité à poser les bonnes questions au bon interlocuteur.

A très bientôt !

Julien Marchand

Rédacteur en chef...

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